La Banquise

Chroniques bretonnes sans pluie

27 avril 2009

There's too much space in your room..

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16 mars 2009

Le chat qui ne comprenait pas ce qu'il faisait là

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11 mars 2009

Mousse

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Posté par Eiwen à 15:36 - Photo du jour - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Code bancaire

Je n’avais à ce jour, plus aucun point de repère. J’avais beau chercher, fouiller, mais je devais me rendre à la triste évidence, je nageais en plein marasme. Mes idées s’embrouillaient, mes plantes d’appartement fanaient à vue d’œil et je ne parvenais même plus à doser mon café correctement.

Chaque petit détail qui d’ordinaire me semblait anodin ou distrayant s’était transformé en belligérant obscure et contrariant. Des forces nébuleuses me titillaient sans vergogne et mon quotidien sombrait lentement dans un tourbillon ubuesque et affligeant.

Pourtant, il fut un temps où je ne me posais aucune question. La vie suivait son cours, joyeuse et délurée. Chaque matin était pour moi l’annonce de tous les possibles. J’étais comme un jeune poney fringuant et brutal, je sautai du lit avec la certitude insolente que rien ni personne ne pourrait me résister et je dois avouer que cela fonctionnait fort bien.

Je ne manquais jamais de me mirer dans tout ce qui pouvait refléter mon image : le dos d’une cuiller, une vitrine, la face réfléchissante de mon portable. En fait, je n’en pouvais plus d’adoration de moi-même. Le soleil brillait pour moi, la pluie était honorée de couler sur mon visage, le vent enveloppait mon aura et chaque brin d’herbe me remerciait de l’écrabouiller. N’ayons pas peur de l’avouer, j’étais l’épicentre de chaque élément.

Quelle liesse, quel délice que d’être adoré de Mère Nature, car oui, j’étais la sève de chaque arbre, l’atome de l’ivoire et de l’ébène, le gluon de mon plancher. En ce temps là, je marchais la tête haute, je flottais dans les airs et j’avais à mes trousses, une horde de femmes languissantes. D’ailleurs, je me désolais de ne pouvoir toutes les satisfaire, et pour y remédier, j’appliquais une sélection draconienne. Certes, il m’arrivait d’être parcouru par quelques remords, mais je me devais de suivre la rançon de la gloire et d’allouer ma magnificence comme il se devait. Hélas, je n’étais pas doté du don d’ubiquité et j’avais donc décidé de m’abstenir de donner de l’espoir aux plus laides, aux mal fagotées, ou bien encore à celles qui me semblaient dénuées de tout intérêt économique.

Beaucoup me taxaient de goujat, de roi de la gaudriole, ceux là même qui, j’en suis persuadé, même après une batterie d’efforts harassants devraient un jour capituler à l’idée d’égaler ma beauté chryséléphantine.

Mais il s’était passé quelque chose. Un évènement que je n’avais pas prévu .Pour tout vous dire, je ne suis toujours pas certain que ce soit la cause réelle de mes tourments. Comment était-il possible que la mandorle qui irradiait chacune de mes cellules se mit un jour à s’affadir pour n’être plus qu’un rond de papier crépon ? Et ce constat fait, avais-je l’autorisation à la rébellion ?

Comment était- il possible qu’un compte en banque bien garni puisse devenir le sicaire de mon existence ? Mince ! Moi qui croyais que mon être valait bien plus qu’une liasse d’euros, je devais désormais faire face à une inconnue des plus insolvables.

J’avais vaguement entendu parler de crise, de chambardement bancaire planétaire, mais personne ne m’avait dit qu’un jour, on me tournerait le dos ainsi, qu’on me mettrait devant un guichet pour obtenir des droits. Je leur avais bien dit pourtant, que les droits, c’était les autres qui les obtenaient lorsque que je le décidais. Je leur avais bien dit, à la piétaille, que le droit, c’était moi.

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21 février 2009

L'effrontée

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Oui c'est ma chienne...j'avais envie...

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16 février 2009

Du côté de Rezé

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15 février 2009

Victoire

Alors que ses jambes ballotaient en rythme contre la commode anglaise d’époque Victorienne que lui avait léguée sa grand-mère, Gersende se demandait comment elle en était arrivée là. Entre deux secousses aériennes et sémillantes, sa pensée se mit à vagabonder hors du vestibule.

Dehors, un chien aboyait sans caravane de passage, des voix se faisaient entendre dans la ruelle voisine, la pluie tambourinait sur les vitres de la porte d’entrée. De son trône flageolant, elle pouvait apercevoir son couple de perruches médusées qui solidement perchées sur leur promontoire, la lorgnaient d’un air réprobateur. Mais tant qu’elles avaient leur ration de graines journalière, elles n’avaient cure des fredaines de leur engraisseuse. De plus, leur volière étant hors de danger et surtout, hors de portée, elles pourraient donc sous peu, profiter d’un repos auditif et occulaire bien mérité.

Le tremblement de terre Victorien allant bon train, Gersende passa en revue ses efforts matinaux.

La veille elle s’était procuré une brosse à dents électrique qui, dixit ses copines, lui donnerait un sourire détartré et hollywoodien, idéal après avoir engloutit au petit déjeuner, 3 pains au chocolat accompagnés de leurs miettes. Au réveil elle avait filé dans la salle de bain, avait pris une douche puis s’était enduit le corps de lait parfumé, avait vernis les ongles de ses orteils d’un rouge carmin et avait passé beaucoup de temps à boucler ses cheveux au fer à friser, et cela, mèche par mèche. Puis c’est fière d’elle qu’elle s’était glissée dans une délicieuse robe rouge, avait soigneusement enfilé une paire de bas noirs et avait chaussé une paire  d’escarpins à talon bobine.

Il était bien loin le temps où le plus beau compliment que l’on pouvait lui faire, était de lui dire qu’elle était d’une fidélité à toute épreuve, surtout lorsqu’il s’agissait de garder les sacs à mains lors des soirées en vue de l’époque. Ces temps immémoriaux qui la virent régulièrement se gameller sur le trottoir alors qu'elle courait pour attraper son bus, se rendre en cours la culotte coincée dans la botte, passer un après-midi de shopping avec un seul œil maquillé ou bien roter en baillant au visage du seul courageux à peu près regardable qui avait décidé de l’approcher, oui ces années d’auto sabordage étaient bel et bien révolues.

Fort heureusement les temps avaient bien changé et mère nature lui avait rendu justice en chambardant ses chromosomes au sortir de l’adolescence. Ainsi, après un budget conséquent consacré aux crèmes et autres poudres de perlimpinpin, elle avait eu gain de cause, et non pas la cause du gain.

Il n’en demeurait pas moins qu’elle s’interrogeait toujours. Alors que ses boucles mousseuses se détendaient dangereusement, luttaient contre l’attraction terrestre ou plutôt contre les trépidations insatiables de celui qui ébranlait sa pauvre commode au point de creuser un sillon dans le mur à chaque coup de croupion, Gersende se mit à bafouiller une doléance à peine audible.

-« humppfff ….arrê….tt…heu…non….. »

Non décidemment ce n’était pas sa journée. Elle avait de toute évidence omis un détail important, la broutille qui lui aurait évité de se faire couillonner de la sorte, le derche posé sur la commode de grand - maman.

Posté par Eiwen à 17:44 - Babillage - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 février 2009

Gouttes

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C'est une photo ancienne, mais quand même..

Posté par Eiwen à 22:22 - Photo du jour - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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