30 avril 2008
Le Norsk Folkemuseum, ou le musée du peuple norvégien
C'est au sud-ouest d'Oslo que se trouve la péninsule de Bygdøy dont l'ancien nom est Ladegårdsøen. Cette petite presqu'ile fait face à un archipel d'îles dont , entre autres :Nakkholmen,Lindøya et Hovedøya.
Bygdøy est l'un des endroits en Norvège les plus chargés en histoire.Aujourd'hui, c'est un lieu de résidences entourées de bois, de parcs et de musées ( environ 800!) bien connus tel que Kon-Tiki, Fram, ou bien encore le Viking Ship Museum dans lequel on peut admirer des drakkars.A ce propos, il est bon de savoir que "drakkar" est originaire du mot "drakar" signifiant dragon en suédois, lui même venant du vieux nordique "dreki" .Ce mot est apparu au 19e.
Les mots viking qui désignaient ces bateaux étaient "knörr" , "snekkja" ou bien plus communément "langskip" ( le long bateau).
C'est donc sur ce petit bras de terre que je me suis rendue au Norsk Folkemuseum par une journée froide de février..mais étant bretonne de naissance et de condition, pas question de renoncer!
Ici ont été rassemblés différents régions et époques de la Norvège.Des bâtiments de toute sortes ont été démontés puis remontés dans un grand parc.Ainsi l'ont peut visiter le Gamlebyen, l'un des plus vieux quartiers d'Oslo, des maisons authentiques du Télémark datant de 1830, une station service de 1928, une banque, une école, le "Storting" l'un des premiers locaux du parlement norvégien , la Stavkirke de Gol ( petite ville à l'est de Voss, Hordaland), église en bois debout datée de 1216 par dentrochronologie , et bien d'autres...
Inutile de dire combien il est intéressant d'évoluer dans ces petites villes, on se surprend même à retrouver son âme d'enfant.C'est un lieu intéractif, chargé d'histoire, d'odeurs et de matières..
Voici donc quelques clichés.


"Stavkirke" , église en "Bois Debout" de Gol, construite en 1200.Le bois est noirci par le goudron qui le conserve et l'aide à traverser les âges.L'église parait sombre mais le temps n'offrait pas une grande luminosité, elle est en fait, plus claire.Sur la photo suivante par contre, on peut y voir un détail de porte, à savoir que toute l'église est entièrement sculptée.


L'entrée de l'église.

Un petit "chemin de ronde " en fait tout le tour.C'est une sensation exceptionnelle que de pouvoir marcher là, le bruit de vos pas sur le bois.On imagine alors tous ceux qui y sont passés, à travers les époques.Grisant.
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Intérieur de maison construite en 1630, originaire du Telemark ( comté du sud de la Norvège), elle possède les peintures typiques de l'époque .Sur l'image suivante, un détail de porte de grenier à provision datant de la même époque mais originaire lui du Hordaland ,région du Vestlandet dont le centre administratif est Bergen, au sud - ouest du pays.
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D'autres photos seront ajoutées, le temps pour moi de les retrouver !
http://www.norskfolkemuseum.no/
29 avril 2008
Le collage du jour

Même si au premier coup d'oeil...on se demande bien ce que c'est, je trouve qu'au final mon "oeuvre" n'est pas trop mal..C'est peut-être le côté Moulin Rouge / Nikita / Orange Mécanique....sais pas..
Néanmoins, je ferai mieux la prochaine fois :)
28 avril 2008
Collectrice de mémoires
Parce qu'elle a de la suite dans les idées, que j'ai trouvé son histoire très intéressante, exemplaire et motivante, j'ai décidé d'écrire quelques lignes sur Nathalie LE BELLEC, "collectrice de mémoires".
C'est dans un article paru dans le Ouest France du mois de mars dernier que j'ai découvert le parcours de cette jeune rennaise.Rmiste, Nathalie n'a pas hésité à se lancer dans l'aventure de la création d'entreprise en utilisant ses atouts et ses connaissances.
Elle a eu l'idée de créer un site via lequel elle propose ses services : récolter les mémoires particuliers et en faire un petit document.
"Je propose de collectionner les mémoires des gens, des lieux, des quartiers, des monuments.Faire le lien entre le passé et le présent, et laisser une empreinte physique des histoires personnelles ou familiales sous forme de documents sonores ou écrits".
Pour ce faire, elle a bénéficié de l'aide de l'Association pour le droit à l'initiative économique ( ADIE).Une structure permettant l'obtention d'un microcrédit d'un montant allant jusqu'à 5000 euros.Elle a de plus reçu une aide du Conseil Général de 1500 euros, ainsi qu'un crédit supplémentaire de 1500 euros à 0% par l'Eden (lien en fin d'article).
Ce fut une chance car Nathalie voulait vraiment créer sa petite entreprise :" L'idée m'a trotté dans la tête mais comment faire lorsque l'on est au RMI?Ce n'est même pas la peine d'aller voir les banques, puisque je ne peux pas demander de crédits".
Alors bien sûr, il faut une idée de départ, de la motivation et ne pas se poser de questions.Mais tenant compte de la conjoncture actuelle, je suis de plus en plus persuadée que la mise en place de projets personnels est l'une des meilleures solutions pour s'en sortir et s'épanouir dans un travail.
Chacun de nous sera tôt ou tard amené à changer plusieurs fois d'emploi, de métier ou de voie.
Je suis admirative de ceux qui se donnent les moyens, faisant fi de toute peur ou structure classique.
Il faut également citer ces organismes qui sont là pour justement permettre à chacun de voir ses idées aboutir et se concrétiser.
Et si l'accomplissement de soi et le bonheur se trouvaient tout simplement dans notre tête? De quoi donner de l'espoir et de la force à ceux qui ont du mal à sortir d'un système pas vraiment efficace ni valorisant!

Voilà son site sur lequel vous pourrez retrouver l'article en entier et en savoir plus sur son travail.A méditer pour trouver ou retrouver l'inspiration !
http://lacollectedememoire.hautetfort.com/

25 avril 2008
Et si..
..l'Amour c'était tout simplement ça...?

24 avril 2008
Sortir du Nucléaire - Garde à vue d'un militant
Communiqué de presse du jeudi 24 avril 2008
Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce la mise en garde à vue de son militant Jean Marcon
Le mercredi 23 avril vers 18h30, une dizaine de policiers ont fait irruption à Pertuis (84) chez Jean Marcon, président de l'association Médiane et représentant du Réseau "Sortir du nucléaire" en Provence. Jean Marcon a été menotté, placé en garde à vue et transféré au commissariat de Manosque. Son appartement a été laissé dans un état déplorable par la police (cf photo ci-dessous). Jean Marcon était toujours en garde à vue ce jeudi 24 avril.
Le prétexte de cette arrestation est la simple diffusion d'un tract dénonçant la construction en cours du réacteur ITER à Cadarache (13), non loin de Pertuis. Or, bien qu'étant en pointe dans la lutte contre ITER, l'association Médiane assure qu'elle n'est pas responsable de ce tract.
Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce cette arrestation arbitraire et demande la libération immédiate de Jean Marcon. Des militants antinucléaires sont rassemblés ce soir devant le commissariat de Manosque.
Après la mise en garde à vue par la DST, le 25 avril dernier, de Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire", cette nouvelle arrestation démontre qu'il y a en France une véritable "chasse aux militants antinucléaires". Cette inquiétante dérive est à mettre en regard de l'obsession pronucléaire de M Sarkozy et de ses efforts pour vendre du nucléaire à des dictatures (Lybie, Chine, etc).
La France est de moins en moins bien placée pour donner des leçons au reste du monde au sujets des Droits de l'homme, et cela est en particulier dû à la politique nucléaire, civile et militaire, de la France. Le nucléaire ne nuit pas seulement à l'environnement mais aussi à la Démocratie.
NB : tout citoyen est invité à s'adresser au commissariat de Manosque (Tel : 04 92 70 17 00 - Fax : 04 92 70 17 16) pour réclamer la libération de Jean Marcon
http://www.sortirdunucleaire.org/
23 avril 2008
Ellen KOOI



Ellen KOOI fait parti de la nouvelle génération des photographes néerlandais, ceux que l'on classe dans la famille des "plasticiens" tant leur travail est surréaliste,voir surfait d'une certaine manière.Les couleurs criardes flirtent avec les tons saturés,ce qui donne une ambiance presque kitsch mais toujours moderne.
J'adore cette façon de mettre ses modèles en scène.Le résultat est toujours théatral, recherché,les situations incongrues, tout comme les postures des modèles qui surprennent, étonnent, captent l'oeil.
Le burlesque s'unit à l'étrange, le fantastique se dégage du réel, la poésie s'acoquine avec l'enfance, un régal pour l'imaginaire.Ici tout est manipulé, trafiqué, "alchimisé" peut-être.
Une grande douceur habite toutes ces scènes, et je ne me lasse pas de contempler le travail ce cette artiste.C'est beau, tout simplement.





17 avril 2008
Les tartuffes de la faim
Edito du Monde
LE MONDE | 16.04.08 | 14h44 • Mis à jour le 16.04.08 | 14h44
Les émeutes de la faim ayant fait irruption dans les journaux télévisés, l'heure est à la mobilisation. De Paris à Washington, chacun y va de son idée pour venir en aide aux populations des pays pauvres incapables de faire face à l'augmentation des prix des denrées alimentaires de base, notamment le riz. On ne peut que saluer cet élan de générosité. Ne pas réagir serait criminel et donnerait de l'Occident une image bien peu reluisante.
Pourtant, comment ne pas se sentir mal à l'aise face à ces élans du coeur ? Car les plus généreux aujourd'hui sont peut-être les plus responsables de ce dérèglement planétaire. Les nouvelles habitudes alimentaires des pays émergents, largement importées des pays développés, expliquent en grande partie l'explosion de la demande, et donc les tensions sur les prix.
Ce n'est pas la seule raison. La concurrence des biocarburants en est une autre, essentielle. Or les Etats-Unis, si généreux avec le Programme alimentaire mondial, ont confirmé leur volonté de doubler les surfaces déjà très importantes qu'ils consacrent aux biocarburants. Face à l'automobiliste américain, le paysan haïtien ne fait pas le poids. Même chose pour l'Europe. Non seulement elle veut développer les biocarburants, mais, dans les négociations internationales, elle maintient une politique protectionniste qui déstabilise depuis longtemps les agricultures du tiers-monde et freine la réduction de la pauvreté.
Quant à la responsabilité de la Banque mondiale et au Fonds monétaire international, elle est également considérable. Pendant des décennies, ces institutions ont expliqué aux pays émergents que l'agriculture avait son avenir derrière elle. Les pays émergents ont ainsi favorisé les cultures d'exportation, destinées à leur rapporter des devises ; ils récoltent aujourd'hui les fruits amers de cette politique. Ainsi le Sénégal exporte des produits alimentaires - que l'Europe taxe quand il a l'audace de vouloir les transformer sur place -, mais doit importer environ 80 % du riz qu'il consomme. Or, non seulement le riz devient rare, mais les spéculateurs en font parfois grimper les prix de 30 % en une journée. La générosité soudaine de l'Occident ne saurait faire oublier la part de responsabilité qui est la sienne dans la crise majeure qui menace aujourd'hui.
10 avril 2008
Le composteur au fond du jardin
Pour être écolo jusqu'au bout de son potager, rien ne vaut un composteur.Plutôt que de jeter ses déchèts organiques dans une poubelle, autant les "jeter" utile.
Ainsi , on obtient un engrais propre, fait maison, ce qui évite d'utiliser ces petits grains chimiques que l'ont achète en jardinerie.Le composteur évite donc toute pollution et à long terme, se révèle très économique.
On en trouve à l'achat un peut partout, même si je déplore le cout selon les modèles.En moyenne, il faut compter moins de 120 euros pour un modèle de base d'une contenance de 260 à 600 litres.
Mais il faut savoir que l'on peut se le procurer en Mairie à un prix plus avantageux.A titre d'exemple,le modèle ci-contre est l'un de ceux proposés par la ville de Lorient.
Notre Mairie met à disposition 2 modèles de 300 litres (l'un en bois, l'autre en plastique)sont au prix de 23 euros,le modèle de 600 litres est à 35 euros.
Sur le site , on y trouve même des explications pratiques.Les voici.
Composter, c'est naturel !
![]() Déchets organiques |
Le compostage est une décomposition des déchets biodégradables.
Le compost ressemble au terreau de feuilles mortes des forêts et constitue un excellent amendement organique qui participe au renforcement de la structure des sols et au renouvellement de l'humus (terre formée par la dégradation des végétaux), tout en favorisant la circulation et la rétention de l'eau.
Vous pouvez faire votre propre compost. Il suffit de mettre de côté les restes de repas, les épluchures de légumes, les filtres à café, les déchets végétaux du jardin et de mettre le tout dans un composteur installé au jardin.
Vous obtiendrez un engrais idéal pour vos fleurs, votre potager et votre pelouse.
Déchets recommandés à mettre dans votre composteur : restes de
fruits et de légumes, café ou thé, coquilles d'oeufs, fleurs fanées,
terre, tontes de gazon, feuilles, cendre de bois,...
Déchets déconseillés : restes de viande et de fromages, papiers imprimés, plantes avec des graines, noyaux, coquilles, os, déchets non dégradables,...
Il est conseillé d'alterner les déchets de différentes natures et de mélanger de temps en temps à la fourche.
Comment utiliser son compost ?
Le compost jeune (de 3 à 6 mois) peut être étendu en surface autour des arbres et entre les cultures.
Le compost mûr, terreau meuble, brun foncé ou noir, peut être utilisé pour toutes les utilisations d'amendement :
potager
jardin d'ornement
plantes vivaces
plates-bandes
rempotage en mélange à 50 %...
Comment faire son compost ?
Le composteur individuel est un conteneur avec un couvercle, qui assure le maintien et l'aération des déchets lors de la décomposition et avec une porte pour retirer le compost par le bas. Le chargement se fait par le haut en soulevant le couvercle de remplissage.
Le composteur doit être posé sur la terre ferme, de préférence à l'abri du vent. La première opération consiste à remplir le fond du composteur d'une couche de 2 à 3 cm de compost ou de terre afin d'attirer les micro-organismes et de leur permettre de se multiplier.
Le compost doit toujours être humide mais jamais mouillé car cela empêcherait une bonne circulation de l'air .
Source :http://www.lorient.fr/Acheter_votre_composte.1394.0.html?&L=3www.lorient.fr%2FAccessibilite#1961
Personnellement, je trouve la "boite" assez jolie...à bon entendeur...
Petits suicides entre amis - Arto PAASILINNA
Vous déprimez?Vous broyez du noir et avez des idées suicidaires?Allons allons, il ne faut pas...surtout qu'en y réfléchissant bien, les raisons que vous trouvez ne sont tout compte fait..pas si dramatiques..
Donc pour vous en convaincre, il faut tout d'abord acheter ce livre.Ensuite, callez-vous quelque part et laissez-vous porter.Ce conte est drôle,tendre, loufoque et vous ramènera le sourire en un clin d'oeil.
Tout commence par un beau matin d'été où Onni RELLONNEN, hommes d'affaires ruiné pour qui rien de va plus, cherche un endroit pour se suicider tranquillement.Ses pas le mènent à une grange où un autre désepéré tente lui aussi de mettre fin à ses jours.Hermanni KAMPAINNEN, colonel de l'armée finlandaise, fort désabusé et ayant perdu tout but dans la vie, se trouve alors sauvé in-extremis.Les deux hommes vont se lier d'amitié sans oublier le but salvateur de leur existence : le suicide.
A force de gamberger, ils se laissent envahir par un optimiste nouveau, moteur de projets de la plus haute importance, et découvrent qu'ils pourraient éventuellement venir en aide à d'autres pauvres âmes en perdition.Ils décident de passer une annonce dans la presse nationale :
«Songez-vous au suicide ? Pas de panique, vous n'êtes pas seuls.
Nous sommes plusieurs à partager les mêmes idées, et même un début d'expérience. Écrivez-nous en exposant brièvement votre situation, peut-être pourrons-nous vous aider. Joignez vos nom et adresse, nous vous contacterons. Toutes les informations recueillies seront considérées comme strictement confidentielles et ne seront communiquées à aucun tiers. Pas sérieux s'abstenir. Veuillez adresser vos réponses Poste restante, Bureau central d'Helsinki, nom de code "essayons ensemble".»
Là tout est dit.
Des désepérés affluent alors de toute la Finlande, un groupe se forme et nous faisons ainsi la connaissance des personnages hauts en couleur qui nous acompagneront tout au long du livre, une galerie de portraits pour le moins originale :un éleveur de rennes plus ou moins verreux,un marin gravement alcoolique et alcoolisé,une bombe rousse dépressive,un garçon de café imaginatif qui a raté sa vocation de conteur humouristique ... et j'en passe!
C'est dans un bus flambant neuf que le groupe embarque vers les eaux glacées du nord de la Norvège afin de se jeter collectivement des falaises du Cap Nord....mais.......la solidarité et la complicité naissant entre les futurs suicidés, ne rendront pas les choses si simples.
Ils rebrousseront alors chemin à travers la Finlande dont les noms de lieux nous ferons apprécier l'éxotisme scandinave :«Helsinski, le Häme, Turku,
Pori, le Savo et la Carélie avait été ratissés, mais il fallait encore parcourir l’Ostrobotnie, le Centre, le Kainuu, Kuusamo et la Laponie». nous embarquera nous aussi, dans le bus, et ce jusqu'en Alsace, en Suisse et même au Portugal..
Un livre croustillant,qui nous aide à dédramatiser les petits tracas de la vie, mettant en avant la beauté de l'existence, l'importance de l'amitié..un de ceux que l'on pose presque à regret, un sourire aux lèvres.
xxx
08 avril 2008
Gaël BRIAND, Responsable Fédéral de l'UDB pour le Morbihan
Il fait beau aujourd'hui, une belle journée de printemps comme on les aime.
J'attends Gaël qui a bien voulu se prêter au jeu de l'interview et de la photo.Entre nous, c'est moi qui le lui ai demandé.Partageant ses convictions politiques, je me suis dis que ce serait une bonne idée de le faire découvrir au monde un peu plus, tant ce qu'il a dans la tête est riche et bien pensé.
Coup de téléphone " je serai un peu en retard, mais j'arrive"..Tant mieux, cela me laisse un peu de temps devant moi pour me préparer à mener ma première interview.C'est idiot, mais j'ai l'impression de devoir passer un oral et j'appréhende un peu le moment.
14h.J'ouvre la porte, il est là toujours souriant, mon stress s'envole.Après un thé et les petites conversations de tous les jours, je me lance.
Commençons tout d'abord par un petit bout de CV du personnage.
Gaël est diplômé d'un Master II d'aménagement et développement territorial, qu'il a obtenu ici, à Lorient.
Plus jeune, il faisait partie du Conseil Municipal des enfants, toujours ici, dans notre bonne ville du bord de mer.
Après un stage à Bruxelles à L'Alliance Libre Européenne, parti politique Européen ,il est désigné nouveau responsable de la Fédération du Morbihan de l'Union Démocratique Bretonne.Il devient alors le plus jeune membre du Bureau Politique.Il signe également quelques articles dans la revue le Peuple Breton.
Gaël est également présent sur la liste des municipales de Lorient et était candidat aux élections cantonales pour le canton de Lorient Sud.
VJ : Peux-tu nous faire une description de l'Union Démocratique bretonne?
GB:Tout d'abord, l'UDB est un parti breton écologiste de gauche créé en 1964.Au départ, c'était un mouvement étudiant mis en place par des gens comme Ronan LE PROHON, ou Herri GOURMELEN.La figure locale, c'est Joël GUEGAN.
L'idée de départ ( et qui perdure) est de faire reconnaitre et promouvoir la culture bretonne, et au delà, la diversité culturelle en Europe et dans le monde.Le slogan "vivre et travailler au pays" est issu de là.Ce n'est pas ici une volonté d'autarcie mais plus une réflexion sur par exemple l'idée d'un commerce équitable breton en ôtant tout intermédiaire et en offrant ainsi plus de transparence.
Le domaine social est très présent également.Sans vouloir dénigrer les partis de droite,nous employons des moyens différents.L'homme se trouve au centre du débat, dans sa vie, dans la société et dans son environnement.
VJ:Que représente l'UDB pour toi?
GB: Je crois qu'un parti politique, c'est un peu comme une association, à ceci prêt qu'il est for de proposition et non de lobby.Ce que je cherchai aussi, c'était de pouvoir défendre les combats de mon père qui est prof de breton et linguiste.J'ai donc toujours baigné dans ce milieu là.Mon père a toujours été très engagé(mais pas politiquement).
J'ai d'abord fait parti d'un autre parti politique, plus petit que l'UDB dont je suis membre depuis plus d'un an.C'est une petite famille pour moi grâce à laquelle j'ai découvert des gens et redécouvert la Bretagne.En tout cas, c'est le parti qui me correspond le mieux, qui est en adéquation avec ma personnalité,mes idées et mes engagements.Il correspond surtout à un fond idéologique qui d'après moi manque cruellement à la plupart des partis actuels.Malheureusement l'UDB n'est pas suffisamment médiatisée..mais il faut croire que j'aime les causes perdues, donc ça me fait avancer.Ce doit être mon petit côté rebelle..!
VJ:Quels sont tes objectifs?
GB:Du point de vue politique, être élu un jour.Pour citer les élections à Lorient, j'avais je pense, la possibilité d'être élu.Je me suis mis volontairement un peu en retrait, non pas parce que j'avais peur d'assumer la charge mais parce que je suis déjà responsable fédéral, ce qui est une façon un peu différente d'être élu.Il y a des militants qui, s'ils n'avaient pas été engagés n'auraient pas été élus.En tout cas, l'UDB est une façon pour moi de m'épanouir en étant en accord avec moi-même.
VJ:Comment te situes-tu dans ton parcours?
GB:J'ai vraiment commencé à m'intéresser à la politique en 1995, alors que je n'avais que 11 ans, durant les élections Chirac/Jospin.J'ai eu alors mes phases de découverte durant lesquelles je cherchai à me positionner, à me trouver, à savoir si j'étais de droite, de gauche, breton, un vrai, ou pas.Mais j'ai rapidement été autonomiste et c'est ce qui m'a plu dans l'UDB.J'insisterai sur une chose: autonomisme n'est pas séparatisme.
Ce parti m'a également donné une tribune, chose que je n'avais pas auparavant.Je fais partie du bureau politique, ce qui m'a apporté une légitimité, un certain pouvoir, un statut.Je sais qu'aujourd'hui à 23 ans,je suis compétent dans certains domaines, mais la route est encore longue, il y a tout à faire.Pourquoi ne pas devenir député, mais, dans un Parlement breton!!
VJ:Comment vois-tu l'avenir?
GB:Je suis plutôt optimiste à long terme.Même si le parti a 40 ans, nos idées sont plutôt dans l'air du temps: le discours écologiste et humaniste nous met dans notre droit au niveau international.Nous dénonçons également l'hypocrisie de l'état français.Nous voulons qu'il respecte la diversité culturelle.Personnellement bien sûr j'aimerai un emploi politisé, mais je prends mon temps pour ne pas me tromper.
VJ: Un souhait?
GB:A part voir aboutir mes idées? .... être heureux comme la plupart des gens.Etre curieux du monde et le découvrir, même si la grande frustration de ma vie est de savoir que je ne pourrai jamais tout voir.Ce qui m'intéresse, c'est la profondeur des choses, non la surface.
Pour en savoir plus :
http://lapolitiqueduchacal.over-blog.com/
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