21 février 2009
L'effrontée

Oui c'est ma chienne...j'avais envie...
16 février 2009
Du côté de Rezé

15 février 2009
Victoire
Alors que ses jambes ballotaient en rythme contre la commode anglaise d’époque Victorienne que lui avait léguée sa grand-mère, Gersende se demandait comment elle en était arrivée là. Entre deux secousses aériennes et sémillantes, sa pensée se mit à vagabonder hors du vestibule.
Dehors, un chien aboyait sans caravane de passage, des voix se faisaient entendre dans la ruelle voisine, la pluie tambourinait sur les vitres de la porte d’entrée. De son trône flageolant, elle pouvait apercevoir son couple de perruches médusées qui solidement perchées sur leur promontoire, la lorgnaient d’un air réprobateur. Mais tant qu’elles avaient leur ration de graines journalière, elles n’avaient cure des fredaines de leur engraisseuse. De plus, leur volière étant hors de danger et surtout, hors de portée, elles pourraient donc sous peu, profiter d’un repos auditif et occulaire bien mérité.
Le tremblement de terre Victorien allant bon train, Gersende passa en revue ses efforts matinaux.
La veille elle s’était procuré une brosse à dents électrique qui, dixit ses copines, lui donnerait un sourire détartré et hollywoodien, idéal après avoir engloutit au petit déjeuner, 3 pains au chocolat accompagnés de leurs miettes. Au réveil elle avait filé dans la salle de bain, avait pris une douche puis s’était enduit le corps de lait parfumé, avait vernis les ongles de ses orteils d’un rouge carmin et avait passé beaucoup de temps à boucler ses cheveux au fer à friser, et cela, mèche par mèche. Puis c’est fière d’elle qu’elle s’était glissée dans une délicieuse robe rouge, avait soigneusement enfilé une paire de bas noirs et avait chaussé une paire d’escarpins à talon bobine.
Il était bien loin le temps où le plus beau compliment que l’on pouvait lui faire, était de lui dire qu’elle était d’une fidélité à toute épreuve, surtout lorsqu’il s’agissait de garder les sacs à mains lors des soirées en vue de l’époque. Ces temps immémoriaux qui la virent régulièrement se gameller sur le trottoir alors qu'elle courait pour attraper son bus, se rendre en cours la culotte coincée dans la botte, passer un après-midi de shopping avec un seul œil maquillé ou bien roter en baillant au visage du seul courageux à peu près regardable qui avait décidé de l’approcher, oui ces années d’auto sabordage étaient bel et bien révolues.
Fort heureusement les temps avaient bien changé et mère nature lui avait rendu justice en chambardant ses chromosomes au sortir de l’adolescence. Ainsi, après un budget conséquent consacré aux crèmes et autres poudres de perlimpinpin, elle avait eu gain de cause, et non pas la cause du gain.
Il n’en demeurait pas moins qu’elle s’interrogeait toujours. Alors que ses boucles mousseuses se détendaient dangereusement, luttaient contre l’attraction terrestre ou plutôt contre les trépidations insatiables de celui qui ébranlait sa pauvre commode au point de creuser un sillon dans le mur à chaque coup de croupion, Gersende se mit à bafouiller une doléance à peine audible.
-« humppfff ….arrê….tt…heu…non….. »
Non décidemment ce n’était pas sa journée. Elle avait de toute évidence omis un détail important, la broutille qui lui aurait évité de se faire couillonner de la sorte, le derche posé sur la commode de grand - maman.
14 février 2009
Gouttes

C'est une photo ancienne, mais quand même..
Le jour des amoureux
"Plouf!" fit la biscotte gorgée de thé en retombant mollement dans la tasse.
Les éclaboussures brunes allérent derechef s'imprégner sur le tissu immaculé de son chemisier propre et repassé de près.
Le temps de se lever pour se munir d'un torchon afin de réparer la bévue, elle réalisa que pour elle, le jour de la Saint Valentin se résumerait à une lessive supplémentaire.
02 février 2009
La Base ~ Larmor-Plage

Découvrez Cocoon!



