La Banquise

Un peu d'air.

10 avril 2008

Petits suicides entre amis - Arto PAASILINNA

9782070308088Vous déprimez?Vous broyez du noir et avez des idées suicidaires?Allons allons, il ne faut pas...surtout qu'en y réfléchissant bien, les raisons que vous trouvez ne sont tout compte fait..pas si dramatiques..

Donc pour vous en convaincre, il faut tout d'abord acheter ce livre.Ensuite, callez-vous quelque part et laissez-vous porter.Ce conte est drôle,tendre, loufoque et vous ramènera le sourire en un clin d'oeil.

Tout commence par un beau matin d'été où Onni RELLONNEN, hommes d'affaires ruiné pour qui rien de va plus, cherche un endroit pour se suicider tranquillement.Ses pas le mènent à une grange où un autre désepéré tente lui aussi de mettre fin à ses jours.Hermanni KAMPAINNEN, colonel de l'armée finlandaise, fort désabusé et ayant perdu tout but dans la vie, se trouve alors sauvé in-extremis.Les deux hommes vont se lier d'amitié sans oublier le but salvateur de leur existence : le suicide.

A force de gamberger, ils se laissent envahir par un optimiste nouveau, moteur de projets de la plus haute importance, et découvrent qu'ils pourraient éventuellement venir en aide à d'autres pauvres âmes en perdition.Ils décident de passer une annonce dans la presse nationale :

«Songez-vous au suicide ? Pas de panique, vous n'êtes pas seuls.

Nous sommes plusieurs à partager les mêmes idées, et même un début d'expérience. Écrivez-nous en exposant brièvement votre situation, peut-être pourrons-nous vous aider. Joignez vos nom et adresse, nous vous contacterons. Toutes les informations recueillies seront considérées comme strictement confidentielles et ne seront communiquées à aucun tiers. Pas sérieux s'abstenir. Veuillez adresser vos réponses Poste restante, Bureau central d'Helsinki, nom de code "essayons ensemble".» 

Là tout est dit.

Des désepérés affluent alors de toute la Finlande, un groupe se forme et nous faisons ainsi la connaissance des personnages hauts en couleur qui nous acompagneront tout au long du livre, une galerie de portraits pour le moins originale :un éleveur de rennes plus ou moins verreux,un marin gravement alcoolique et alcoolisé,une bombe rousse dépressive,un garçon de café imaginatif qui a raté sa vocation de conteur humouristique ... et j'en passe!

C'est dans un bus flambant neuf que le groupe embarque vers les eaux glacées du nord de la Norvège afin de se jeter collectivement des falaises du Cap Nord....mais.......la solidarité et la complicité naissant entre les futurs suicidés, ne rendront pas les choses si simples.

Ils rebrousseront alors chemin à travers la Finlande dont les noms de lieux nous ferons apprécier l'éxotisme scandinave :«Helsinski, le Häme, Turku,
Pori, le Savo et la Carélie avait été ratissés, mais il fallait encore parcourir l’Ostrobotnie, le Centre, le Kainuu, Kuusamo et la Laponie
». nous embarquera nous aussi, dans le bus, et ce jusqu'en Alsace, en Suisse et même au Portugal..

Un livre croustillant,qui nous aide à dédramatiser les petits tracas de la vie, mettant en avant la beauté de l'existence, l'importance de l'amitié..un de ceux que l'on pose presque à regret, un sourire aux lèvres.

xxx

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02 avril 2008

Combien de fois je t'aime - Serge JONCOUR

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L'amour est partout, même lorsque l'on ne le voit pas ou que l'on croit qu'il n'est plus là.
Avec le temps il peut changer d'apparence, de texture, de profondeur, mais il est toujours là..
Serge JONCOUR à travers 18 nouvelles nous le raconte, nous le dépeint.
Après de long mois de conversation sur internet, un couple décide de se rencontrer, c'est l'amour moderne en quelque sorte.Un autre se sépare, un autre se voit vieillir ou bien n'ose pas vraiment s'approcher.Quant à eux,ils jouent à ne pas trop se dévoiler quand d'autres se mentent, souffrent du temps qui passe ou bien de ne pas avoir d'enfant.
Chacun d'entre nous pourra à travers les pages de ce recueil se retrouver et se laisser traverser par différentes émotions, sans jamais tomber dans la mièvrerie.
L'auteur qui a, j'en suis sûre, vécu plusieurs vie, en tout cas, c'est tout comme, nous entraine dans notre propre intimité où le rencontre et la séparation se côtoient, décrivant à merveille l'instant qui révèle  tout, celui qui touche, les sentiments qui laissent une trace .
Nous sommes tous de simples mortels, à la recherche d'une seule et unique chose : l'amour.

..." Mais je ne veux prendre aucun risque, je ne voudrai pas manquer la moindre opportunité de l'avoir au bout du fil, si elle appelait là,à trois heures du matin,et qu'elle me demande, va savoir, si je vais bien, je serai tellement heureux de lui répondre."

Peut-être que le mieux est de l'écouter en parler lui-même, avec beaucoup d'humour, toujours .

http://videos.tf1.fr/video/emissions/voldenuit/0,,3803033,00-tf1-video-vol-nuit-coquettes-coquins-.html


xxx

[Et aussi]




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30 mars 2008

La petite pièce hexagonale - Yoko OGAWA

book_YokoOgawa" Il y a des gens qui augmentent votre solitude en venant la troubler" disait Sacha Guitry..

...Il y en a, tout comme notre narratrice qui aiment à augmenter leur solitude.
Elle est voulue, désirée, recherchée.

Tout commence avec la rencontre de cette femme à la piscine, cette femme que l'ont a envie de suivre et de connaitre davantage.Alors, on se donne les moyens de le faire..et on le fait.
Puis, la rencontre avec ce jeune homme , et puis cette armoire, ce tiroir au milieu d'une pièce, cette boite à raconter..hexagonale.

Yoko OGAWA nous entraine dans les limites de notre intime.Elle se met à la place de la narratrice, à moins que ce soit le lecteur?
Le silence est d'or.
Le face à soi même un trésor.
Est-ce folie que de soliloquer seul sous un lustre, de raconter dans le vide?Et puis à qui d'abord?

Je ne vous parle pas de discuter avec soi même en voiture en attendant que le feu passe au rouge.... non non... Je vous parle de l'écho votre propre voix, du silence qui vous rebondit dessus, de vous-même  que vous entre apercevez  peut-être, de la perte des repères qui auparavant vous aidaient à garder votre équilibre.... mais chut... il ne faut pas le dire .



Posté par Eiwen à 13:21 - Bibliothèque - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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