La Banquise

Un peu d'air.

07 juillet 2008

Olöf Pétursdóttir, fille de Pétur

Rennes_010Bv2

Olöf ( prononcé o-ouleuf) est bien la fille de son papa!En effet, l'Islande a conservé le tradition viking du patronyme, à savoir que l'on ajoute un préfixe au prénom du père.Ainsi si l'on a une fille -dóttir ( fille de ) suivra le prénom.Si Olöf avait été un homme on aurait alors écrit - son ( fils de).

Les membres d'une même famille ne portent donc pas toujours le même nom.

En Islande il n'y a pas de problème car le pays ne comporte que 300 000 habitants environ.Mais dans d'autres pays scandinaves où la population est plus importante comme la Suède, cette tradition a été revue et modifiée car cela menait à de véritables embrouillaminis administratifs divers et variés.Imaginez 5 personnes portant le même nom et le même prénom dans un même immeuble..

C'est donc par une belle journée de juin que je suis allée à Rennes afin de rencontrer la dame pour une interview.La gare était notre lieu de rendez-vous mais l'endroit ne se prêtait pas à une discussion détendue.

" Viens ! me dit-elle, il faut que je t'amène dans un jardin où il y a les mêmes arbres que dans Harry Potter!"

Je me suis laissée guider et c'est après une petite marche dans les rues tièdes et ensoleillées que nous sommes arrivées devant les grilles du parc.

J'étais charmée.Les pelouses étaient parsemées d'arbres au formes étranges, mais il faut reconnaitre qu'Olöf disait vrai.Ces arbres semblaient tout droit venus d'un ailleurs enchanté.

Nous nous sommes installées sous un arbre superbe dont les branches coulaient gracieusement sur le sol.Elle s'y installa avec un naturel désarmant.Je me suis mise alors à la comparer à la dame de Lorien, les adeptes du Seigneur des Anneaux me comprendront.

 Olöf est polyglotte puisqu’elle parle islandais, français pratiquement sans accent, si ce n’est une légère intonnation,anglais , danois, et breton..Peut-être a-t-elle d’autres langues dans un panier secret, qui sait..

 

VJ : Tu t’es installée en Bretagne,tu parles plusieurs langues, raconte nous tout depuis le début .

OP : Mes parents sont islandais, ils se sont rencontrés et mariés à Paris. Moi, je suis née au Danemark, à Copenhague alors qu’ils étaient allés passer quelques jours de vacances hivernales. Ensuite mes parents se sont installés à Strasbourg car mon père travaillait au Conseil de l’Europe .J’ai donc passé les 10 premières années de ma vie en France dans une école française. A l’âge de  2 ans, je parlais couramment l’islandais et le français, puis ce fut le retour en Islande.

 

VJ : Tu as étudié le français dans ton pays pour le parler aussi bien ?

OP :Non,mais je l’ai toujours pratiqué par moi-même.De plus, le fait d’avoir expérimenté le bilinguisme précoce, j’ai toujours eu de grandes facilités à m’imprégner d’une langue.J’ai passé une licence d’islandais et très tôt, j’ai commencé à faire de la traduction.Tu sais, j’ai passé des années à me demander d’où j’étais vraiment, à naviguer entre deux pays, deux langues.Je revenais souvent en France, mais c’est lors de la naissance de mon ainé que je me suis posée en Islande . Lorsque mes enfants sont devenus indépendants j’ai de nouveau eu des envies de découverte.Pourtant j’avais un beau parcours de traductrice puisque j’ai même été responsable du service de traduction au Ministère des Affaires Etrangères de mon pays.Avec de telles responsabilités j’étais arrivée au plus haut dans mon domaine.

 

VJ : Pourquoi le breton et la Bretagne ?

OP : J’aimais beaucoup les chansons d’Alan Stivell que je connaissais par cœur sans les comprendre.Alors j’ai eu envie d’apprendre cette langue que j’adore.Et puis la culture  islandaise a beaucoup de similitudes avec la culture bretonne.

Je suis venue à Rennes en 2000 et me suis inscrite en LEA anglais-espagnol à l’Université de Rennes 2 pour commencer en septembre.Mais en novembre, alors que tout commençait bien je me suis faite renverser par une voiture en revenant des cours, c’était un matin vers 11h30.J’ai dû arrêter et retourner à Reykjavik.Là – bas j’ai continuer de traduire tout ce qui était possible et imaginable comme des livres, des films, des logiciels.

L’année suivante je suis revenue sur Rennes, mais cette fois-ci j’ai acheté une maison avec mon mari, comme pour m’assurer d’avoir un lieu bien à moi.En fait tous ces changements ont été pour moi comme un signe du destin.J’ai eu du temps pour penser et réaliser que je ne voulais plus travailler pour les autres d’une certaine façon.Je voulais faire des choses pour moi, faire ce que j’aime et gagner ma vie en restant en accord avec moi-même.J'ai donc décidé de me réorienter dans mon choix universitaire et  d'apprendre le breton.Cela m’a permis de trouver une harmonie, un mode de vie et un univers qui me correspondaient vraiment.Je suis incapable de choisir entre la Bretagne et l’Islande, vivre en ayant les deux me convient parfaitement.Mais apprendre le breton a été comme une évidence, comme si je m’en souvenais enfin parce que je l’avais eu en moi depuis toujours.

VJ :Quels ont été tes enseignants ?

OP : J’ai étudié avec Hervé Bihan, Alan Botrel, Gwendal Denez et Mark Kerrain.

 

VJ : Tu vas continuer tes études ?

OP : Oui, je vais me consacrer au Master tout en continuant la traduction, mais à présent, je peux me permettre de choisir sur quoi je veux travailler.C’est un luxe, une chance de pouvoir dire non dans un travail.

 

VJ : Tout comme en Bretagne, il me semble qu’en Islande vous défendez farouchement votre culture et votre patrimoine.

OP :Oui c’est vrai, mais c’est grâce à cela que nous avons gagné notre autonomie.Notre langue a ainsi été préservée des influences danoises.L’Islande a longtemps appartenu au Danemark.L’islandais descend du norois, de la langue viking en fait et si la prononciation a changé, elle est restée quasiment intacte.C’est au 18ieme et 19 ieme que quelques bonnes volontés visionnaires ont eu le désir de tout écrire.Notre pays était le "scriptorium" des royaumes scandinaves.Les textes racontaient notre histoire, notre patrimoine, notre langue.Tout était écrit , même certains dialectes y figuraient.On ne trouve pas cette même envie de préservation et de transmission dans le reste de la scandinavie.

 

VJ : Et à présent,que prévois-tu ?Dans quelle voie désires-tu avancer ?

OP :Et bien, mon Master, la traduction.Et puis la poésie, organiser des journées de  rencontres et de lectures comme celle de Combourg ( voir mon article à ce sujet).Je le fais depuis des années en Islande, et l’année dernière des amis , Yann Le Rouzic et Gaël Morin m’avaient rejoint à Reykjavik, ainsi que Bernez Tangui ce qui fut un honneur pour moi!(c'est par ici).J’avais traduit des textes islandais en breton, en français et leurs textes à eux en islandais.Tout le monde participait, c’était une euphorie de paroles et de rimes,un moment très riche et très intense.Il y avait un merveilleux échange.Alors j’aimerai continuer, et pourquoi pas créer une association, un cercle de poètes islandais et bretons.Pour le reste, l’avenir est incertain, il mieux vivre au jour le jour de manière passionnée.La vie se chargera de la suite…




Sans_titrer


Je n'avais pas vu la journée passer.C'était un dépaysement total, là, à Rennes.
C'est en nous dirigeant vers le centre ville que je lui ai demandé la signification de son prénom.Avec un léger sourire elle me répondit:
"Olöf signifie la survivante,l'héritière,la passeuse de patrimoine"


Voici les deux liens pour la découvrir davantage.
Enezenn
et
Ingivaldur

 

Posté par Eiwen à 22:28 - Entretiens - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 mai 2008

Mauricio Vergara ,un chilien en Bretagne

Divers_mai08_029n

Il y a parfois des gens autour de vous qui méritent un intérêt tout particulier, que ce soit pour leurs engagements personnels, ou tout simplement leur parcours personnel.

Quand j'ai rencontré Mauricio pour la première fois il y a plus de 4 ans, il parlait à peine le français, et j'étais loin de me douter que je m'intéresserai à lui autrement que l'amoureux d'une de mes amies.

Le temps a passé et j'ai une certaine admiration pour la volonté dont il fait preuve pour évoluer et faire de sa vie ce qu'il en voulait, à force de travail, de patience et d'implication de lui-même dans tout ce qu'il fait.

Cela valait bien une petite interview avec "Mauri"!

Après avoir raté mon premier enregistrement, il a donc fallu tout recommencer à zéro et vérifier à deux fois que je ne réitérai pas de nouveau ma mauvaise manipulation de lecteur mp3 du départ.

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VJ: Peux-tu nous raconter ton parcours, ce que tu faisais lorsque tu vivais au Chili?
MV: J'étais dans la marine chilienne, dans ce que l'on appelle la Force des sous-marins .Je fais partie d'une équipage de sous-marin de classe "Scorpen", mais aussi de la base comprenant tous les sous-marin du pays.En parallèle je donnais des cours pour former les jeunes sous-mariniers.

VJ: Tu y es entré jeune il me semble.
MV : Oui, je suis rentré dans la marine à 15 ans, où j'ai fini mes études d'ailleurs.Ensuite j'ai fait une école d'ingénierie dans laquelle je me suis spécialisé en électrotechnique.

VJ :L'idée de venir en France t'es venue lors de ton premier séjour ici à Lorient?
MV :Oui, j'y ai passé 3 ans.On est venu travailler avec la DCN pour le projet "Scorpen Chili".Là j'ai connu pas mal de monde , y compris ceux faisant partie de la société  pour laquelle je travaille aujourd'hui à Brest. Il se sont intéressés à ma façon de travailler ainsi qu'à mon expérience.Entre temps, une fois de retour dans mon pays ils m'ont contacté pour travailler avec eux à la DCI NAVCO sur un projet Malaisien.Une fois en retraite de la marine, je suis venu ici.De toute façon, je voulais venir habiter en France, ça a été pour moi une opportunité idéale.Et puis, tout le monde savait que je voulais revenir ici.

VJ : Ce travail te convient plus que celui que tu avais dans la marine Chilienne?
MV : Ah oui!Dans la marine, j'étais arrivé à un niveau dans lequel je ne pouvais plus vraiment évoluer.Maintenant je peux vraiment mettre en pratique mes acquis, ce qui me convient parfaitement.

VJ : D'après mes souvenirs, tu ne parlais pas un mot de français lorsque tu es arrivé ici.
MV : Non, je ne parlais....." rien..de rien"..[ je confirme].. mais j'ai appris petit à petit et par la suite, j'ai pris des cours de grammaire à l'Alliance Française du Chili.Même si les cours que je donne pour le projet malaisien à la NAVCO à Brest sont en anglais,je savais que pour vivre et travailler en France, je me devais d'améliorer mon français.Mais c'est compliqué à apprendre.Par contre je pense que pour apprendre une langue il faut d'abord la pratiquer et ensuite, l'approfondire.

VJ : Tu es bien en France, de toute évidence tu t'es bien habitué.
MV : Oui, je ne me sens pas étranger même si je sais que je le suis.C'est surement du au fait que je me suis fait des relations ici, des amis également que ce soit dans le milieu du travail ou non. En fait je me sens à l'aise ici, même si au jour le jour, ce n'est pas ma langue que je pratique.

VJ :Tu as eu l'occasion de visiter d'autres régions françaises,tu te plais bien ici en Bretagne?
MV :J'ai noté des différences mais c'est propre à chaque pays.Il y le climat mais aussi l'approche des gens.J'ai des amis à Cherbourg, j'aime bien les gens du nord, mais ici en Bretagne les gens sont plus chaleureux.J'aime bien le sud de la France.C'est touristique, il fait beau, c'est joli mais je ne m'y retrouve pas au niveau des rapports humains.Je préfère la mentalité "breton" [petite faute qui fait le charme de l'accent espagnol]

VJ : Tu peux nous parler des différences entre le Chili et la France?
MV :Le niveau de vie est très différent, et puis ici, c'est beaucoup plus beau et varié qu'au Chili.Par contre le Chili commence à évoluer et à se rapprocher du niveau Européen, en tout cas, il évolue vite.Mon pays aura 200 ans en 2010.Depuis le retour de la démocratie en 1990, tout le monde à l'accès à l'éducation, au travail, il y a plus de libertés.

VJ : Tu connais notre histoire ici, en Bretagne, ainsi que les revendications de notre parti régional, l'UDB.Peux-tu nous parler des Mapuches, ces indiens chiliens qui ont créé leur propre parti et revendiquent eux aussi leur autonomie?
MV :Les Mapuches sont les seuls indiens qui restent en Amérique latine, les autres ayant disparus( Aztèques, Mayas, Incas).Leur nom signifie " les gens de la terre", car ils sont très fiers de leurs terres.Ils se sont battus pendant plus de 400 ans contre les espagnols qui n'ont jamais vraiment gagnés.De nos jours nous sommes toujours des étrangers à leurs yeux.Leur capitale est Temuco et se situe au milieu du Chili.Il y a dans cette ville des communautés Mapuches, bien organisées qui veulent récupérer leurs terres, sauvegarder leur langue, leurs traditions.Je les trouve très courageux, ce sont eux les vrais natifs du Chili et nous avons tous nous chiliens, du sang Mapuche.Je les approuve, pour moi ils ont des choses à dire au niveau national.

VJ :Tu me disais qu'ils avaient du mal à s'intégrer parce que toujours considérés comme des "indiens", des sous-hommes en fait.
MV : Oui, mais les mentalités changent peu à peu.Ils ont pu avoir accès à l'éducation, comme nous.A l'école j'avais des copains Mapuches qui avaient des noms très typiques, comme ici en Bretagne, même si pour eux, c'est plus flagrant.Ils sont fiers de leurs origines, je trouve ça bien.Moi au Chili, je n'étais pas riche, ma famille non plus mais j'avais tout ce dont j'avais besoin.J'ai gravi les échelons par l'école et le travail.

VJ:Alors et maintenant que tu es en France, tu veux y rester et tu envisages ton avenir de manière positive?
MV :Oui, je veux continuer mon travail, évoluer, voir et faire plein de choses.Il y a d'autres projets au sein de ma société, avec le Brésil et l'Inde.Je suis bien ici !



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Mauri__Chanel_mai_08_035b
Monsieur et Madame Mapuche se promènent dans le jardin.On appelle ces figurines en bois des "Indio Picaro" , traduisez des petits indiens coquins.Je ne les ai pas soulevé,mais alors on aurait pu voir un Monsieur "en pleine forme" et une Madame très "accueillante"!





Posté par Eiwen à 14:32 - Entretiens - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 avril 2008

Gaël BRIAND, Responsable Fédéral de l'UDB pour le Morbihan

Ga_l_025_B2Il fait beau  aujourd'hui, une belle journée de printemps comme on les aime.

J'attends Gaël qui a bien voulu se prêter au jeu de l'interview et de la photo.Entre nous, c'est moi qui le lui ai demandé.Partageant ses convictions politiques, je me suis dis que ce serait une bonne idée de le faire découvrir au monde un peu plus, tant ce qu'il a dans la tête est riche et bien pensé.

Coup de téléphone " je serai un peu en retard, mais j'arrive"..Tant mieux, cela me laisse un peu de temps devant moi pour me préparer à mener ma première interview.C'est idiot, mais j'ai l'impression de devoir passer un oral et j'appréhende un peu le moment.

14h.J'ouvre la porte, il est là toujours souriant, mon stress s'envole.Après un thé et les petites conversations de tous les jours, je me lance.

Commençons tout d'abord par un petit bout de CV du personnage.

Gaël est diplômé d'un Master II d'aménagement et développement territorial, qu'il a obtenu ici, à Lorient.

Plus jeune, il faisait partie du Conseil Municipal des enfants, toujours ici, dans notre bonne ville du bord de mer.

Après un stage à Bruxelles à L'Alliance Libre Européenne, parti politique Européen ,il est désigné nouveau responsable de la Fédération du Morbihan de l'Union Démocratique Bretonne.Il devient alors le plus jeune membre du Bureau Politique.Il signe également quelques articles dans la revue le Peuple Breton.

Gaël est également présent sur la liste des municipales de Lorient et était candidat aux élections cantonales pour le canton de Lorient Sud.


VJ : Peux-tu nous faire une description de l'Union Démocratique bretonne?

GB:Tout d'abord, l'UDB est un parti breton écologiste de gauche créé en 1964.Au départ, c'était un mouvement étudiant mis en place par des gens comme Ronan LE PROHON, ou Herri GOURMELEN.La figure locale, c'est Joël GUEGAN.

L'idée de départ ( et qui perdure) est de faire reconnaitre et promouvoir la culture bretonne, et au delà, la diversité culturelle en Europe et dans le monde.Le slogan "vivre et travailler au pays" est issu de là.Ce n'est pas ici une volonté d'autarcie mais plus une réflexion sur par exemple l'idée d'un commerce équitable breton en ôtant tout intermédiaire et en offrant ainsi plus de transparence.

Le domaine social est très présent également.Sans vouloir dénigrer les partis de droite,nous employons des moyens différents.L'homme se trouve au centre du débat, dans sa vie, dans la société et dans son environnement.

VJ:Que représente l'UDB pour toi?

GB: Je crois qu'un parti politique, c'est un peu comme une association, à ceci prêt qu'il est for de proposition et non de lobby.Ce que je cherchai aussi, c'était de pouvoir défendre les combats de mon père qui est prof de breton et linguiste.J'ai donc toujours baigné dans ce milieu là.Mon père a toujours été très engagé(mais pas politiquement).

J'ai d'abord fait parti d'un autre parti politique, plus petit que l'UDB dont je suis membre depuis plus d'un  an.C'est une petite famille pour moi grâce à laquelle j'ai découvert des gens et redécouvert la Bretagne.En tout cas, c'est le parti qui me correspond le mieux, qui est en adéquation avec ma personnalité,mes idées et mes engagements.Il correspond surtout à un fond idéologique qui d'après moi manque cruellement à la plupart des partis actuels.Malheureusement l'UDB n'est pas suffisamment médiatisée..mais il faut croire que j'aime les causes perdues, donc ça me fait avancer.Ce doit être mon petit côté rebelle..!


VJ:Quels sont tes objectifs?

GB:Du point de vue politique, être élu un jour.Pour citer les élections à Lorient, j'avais je pense, la possibilité d'être élu.Je me suis mis volontairement un peu en retrait, non pas parce que j'avais peur d'assumer la charge mais parce que je suis déjà responsable fédéral, ce qui est une façon un peu différente d'être élu.Il y a des militants qui, s'ils n'avaient pas été engagés n'auraient pas été élus.En tout cas, l'UDB est une façon pour moi de m'épanouir en étant en accord avec moi-même.


VJ:Comment te situes-tu dans ton parcours?

GB:J'ai vraiment commencé à m'intéresser à la politique en 1995, alors que je n'avais que 11 ans, durant les élections Chirac/Jospin.J'ai eu alors mes phases de découverte durant lesquelles je cherchai à me positionner, à me trouver, à savoir si j'étais de droite, de gauche, breton, un vrai, ou pas.Mais j'ai rapidement été autonomiste et c'est ce qui m'a plu dans l'UDB.J'insisterai sur une chose: autonomisme n'est pas séparatisme.

Ce parti m'a également donné une tribune, chose que je n'avais pas auparavant.Je fais partie du bureau politique, ce qui m'a apporté une légitimité, un certain pouvoir, un statut.Je sais qu'aujourd'hui à 23 ans,je suis compétent dans certains domaines, mais la route est encore longue, il y a tout à faire.Pourquoi ne pas devenir député, mais, dans un Parlement breton!!


VJ:Comment vois-tu l'avenir?

GB:Je suis plutôt optimiste à long terme.Même si le parti a 40 ans, nos idées sont plutôt dans l'air du temps: le discours écologiste et humaniste nous met dans notre droit au niveau international.Nous dénonçons également l'hypocrisie de l'état français.Nous voulons qu'il respecte la diversité culturelle.Personnellement bien sûr j'aimerai un emploi politisé, mais je prends mon temps pour ne pas me tromper.


VJ: Un souhait?

GB:A part voir aboutir mes idées? .... être heureux comme la plupart des gens.Etre curieux du monde et le découvrir, même si la grande frustration de ma vie est de savoir que je ne pourrai jamais tout voir.Ce qui m'intéresse, c'est la profondeur des choses, non la surface.


Pour en savoir plus :
http://lapolitiqueduchacal.over-blog.com/

xxx



Posté par Eiwen à 10:37 - Entretiens - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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