13 juillet 2008
La 404 du samedi matin
Voilà ce que j'ai découvert hier matin en allant à la boulangerie.Là sur le trottoir, devant ma porte.Alors bien sûr, ce n'est ni une belle traction des années 30, ni une Aston Martin des années 60..mais quand même, cette 404 "break/pick-up" a une certaine allure.Tout le monde a connu un membre de sa famille qui en possédait une, avec ses portes épaisses, sa carrosserie semi-blindée.
Le propriétaire a même investi dans un kit de sécurité.Avec un compteur qui grimpe à 160km/h max , il faut au moins ça...on n'arrête pas le progrès!



10 juillet 2008
Le théatre


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Yoko OGAWA - le musée du silence

"Je" nous raconte son histoire.Le narrateur n'est autre qu'un jeune muséographe dont la simple envie de trouver un travail va faire basculer le cours de son existence.On ne connait pas son nom, ni son âge d'ailleurs."Je" nous narre son arrivée chez le vieille dame, la jeune fille, le jardinier et sa femme.
Son rôle est de créer un musée, mais n'importe lequel puisqu'il faut répertorier des objets subtilisés à des morts juste après leur trépas...et parfois, à n'importe quel prix.Des noms, des numéros, improbable inventaire que ces objets somme toute insignifiants.
L'écriture très détaillée de l'auteur nous absorbe vite, puisque l'on se retrouve , à notre grand étonnement, dans l'atmosphère de ce vieux manoir, à traverser ce village isolé ,à observer ces moines étranges qui font tous voeux de silence , vétus de leurs peaux de bison blanc des montagnes.
J'ai lu ce livre comme une sorte de compte philosophique mêlé à une trame de science fiction.Cela m'a fait penser à cette vieille série américaine : "la quatrième dimension" version japonaise et modernisée.L'univers de Yoko Ogawa est toujours très particulier, profond, poétique et surprenant parce qu'il pénètre le monde des peurs et du fantasme.
Extrait .
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"Elle avala sa salive, releva d'un air gêné la mèche de cheveux qui retombait sur son front.Je vis par la fenêtre un oiseau passer très haut dans le ciel.Les objets nous entouraient, toujours aussi sages.
- Regardez ça par exemple.
Elle fit un clin d'oeil, la jeune fille tendit presque le bras et ramassa au milieu du désordre ambiant un petit objet qu'elle me mit sous le nez.
- Qu'est-ce que c'est?...
C'était un simple anneau, trop brut pour un accessoire, pas assez fiable pour une pièce mécanique.
- Il y a environ cinquante ans,une prostituée d'un certain âge a été tuée dans l'hôtel du village.Elle a été poignardée, ses mamelons découpés et subtilisés.Ce fut l'affaire criminelle la plus horrible de notre histoire.Il ne s'est produit aucun meurtre depuis.Vu sa profession, aucun membre de sa famille ne s'est montré,et j'étais seule à son incinération.Pour obtenir l'autorisation d'y assister,j'ai prétendu que j'avais été son amie.Bien sûr j'ai menti, afin de pouvoir me procurer un objet lui ayant appartenu.Après l'incinération, j'ai trouvé ça au milieu des cendres.Quand je l'ai pris, il était encore tiède,comme s'il avait gardé la température de son corps.J'ai alors décidé de le considérer comme un objet hérité d'elle.C'était son diaphragme.Bon, passons au suivant..."
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09 juillet 2008
Se lever le matin ..alors qu'il est midi

08 juillet 2008
Place Sainte Anne - Rennes

07 juillet 2008
Olöf Pétursdóttir, fille de Pétur

Olöf ( prononcé o-ouleuf) est bien la fille de son papa!En effet, l'Islande a conservé le
tradition viking du patronyme, à savoir
que l'on ajoute un préfixe au prénom du père.Ainsi si l'on a une fille -dóttir
( fille de ) suivra le prénom.Si Olöf avait été un homme on aurait alors écrit - son ( fils de).
Les membres d'une même famille ne portent donc pas toujours le même nom.
En Islande il n'y a pas de problème car le pays ne comporte que 300 000
habitants environ.Mais dans d'autres pays scandinaves où la population est plus
importante comme la Suède, cette tradition a été revue et modifiée car cela menait à de véritables embrouillaminis
administratifs divers et variés.Imaginez 5 personnes portant le même nom et le même prénom dans un
même immeuble..
C'est donc par une belle journée de juin que je suis allée à Rennes
afin de rencontrer la dame pour une interview.La gare était notre lieu de
rendez-vous mais l'endroit ne se prêtait pas à une discussion détendue.
" Viens ! me dit-elle, il faut que je t'amène dans un jardin où il
y a les mêmes arbres que dans Harry Potter!"
Je me suis laissée guider et c'est après une petite marche dans les rues
tièdes et ensoleillées que nous sommes arrivées devant les grilles du parc.
J'étais charmée.Les pelouses étaient parsemées d'arbres au formes étranges,
mais il faut reconnaitre qu'Olöf disait vrai.Ces arbres semblaient tout droit venus d'un ailleurs enchanté.
Nous nous sommes installées sous un arbre superbe dont les branches
coulaient gracieusement sur le sol.Elle s'y installa avec un naturel désarmant.Je
me suis mise alors à la comparer à la dame de Lorien, les adeptes du Seigneur
des Anneaux me comprendront.
VJ : Tu t’es installée en Bretagne,tu parles plusieurs langues,
raconte nous tout depuis le début .
OP : Mes parents sont islandais, ils se sont rencontrés et mariés à
Paris. Moi, je suis née au Danemark, à Copenhague alors qu’ils étaient allés
passer quelques jours de vacances hivernales. Ensuite mes parents se sont
installés à Strasbourg car mon père travaillait au Conseil de l’Europe .J’ai
donc passé les 10 premières années de ma vie en France dans une école
française. A l’âge de 2 ans, je parlais
couramment l’islandais et le français, puis ce fut le retour en Islande.
VJ : Tu as étudié le français dans ton pays pour le parler aussi
bien ?
OP :Non,mais je l’ai toujours pratiqué par moi-même.De plus, le
fait d’avoir expérimenté le bilinguisme précoce, j’ai toujours eu de grandes
facilités à m’imprégner d’une langue.J’ai passé une licence d’islandais et très
tôt, j’ai commencé à faire de la traduction.Tu sais, j’ai passé des années à me
demander d’où j’étais vraiment, à naviguer entre deux pays, deux langues.Je
revenais souvent en France, mais c’est lors de la naissance de mon ainé que je
me suis posée en Islande . Lorsque mes enfants sont devenus indépendants j’ai
de nouveau eu des envies de découverte.Pourtant j’avais un beau parcours de
traductrice puisque j’ai même été responsable du service de traduction au
Ministère des Affaires Etrangères de mon pays.Avec de telles responsabilités j’étais
arrivée au plus haut dans mon domaine.
VJ : Pourquoi le breton et la Bretagne ?
OP : J’aimais beaucoup les chansons d’Alan Stivell que je
connaissais par cœur sans les comprendre.Alors j’ai eu envie d’apprendre cette
langue que j’adore.Et puis la culture islandaise a beaucoup de similitudes avec la culture bretonne.
Je suis venue à Rennes en 2000 et me suis inscrite en LEA anglais-espagnol à l’Université
de Rennes 2 pour commencer en septembre.Mais en novembre, alors que tout
commençait bien je me suis faite renverser par une voiture en revenant des
cours, c’était un matin vers 11h30.J’ai dû arrêter et retourner à Reykjavik.Là –
bas j’ai continuer de traduire tout ce qui était possible et imaginable comme
des livres, des films, des logiciels.
L’année suivante je suis revenue sur Rennes, mais cette fois-ci j’ai acheté une maison avec mon mari, comme pour m’assurer d’avoir un lieu bien à moi.En fait tous ces changements ont été pour moi comme un signe du destin.J’ai eu du temps pour penser et réaliser que je ne voulais plus travailler pour les autres d’une certaine façon.Je voulais faire des choses pour moi, faire ce que j’aime et gagner ma vie en restant en accord avec moi-même.J'ai donc décidé de me réorienter dans mon choix universitaire et d'apprendre le breton.Cela m’a permis de trouver une harmonie, un mode de vie et un univers qui me correspondaient vraiment.Je suis incapable de choisir entre la Bretagne et l’Islande, vivre en ayant les deux me convient parfaitement.Mais apprendre le breton a été comme une évidence, comme si je m’en souvenais enfin parce que je l’avais eu en moi depuis toujours.
VJ :Quels ont été tes enseignants ?
OP : J’ai étudié avec Hervé Bihan, Alan Botrel, Gwendal Denez
et Mark Kerrain.
VJ : Tu vas continuer tes études ?
OP : Oui, je vais me consacrer au Master tout en
continuant la traduction, mais à présent, je peux me permettre de choisir sur
quoi je veux travailler.C’est un luxe, une chance de pouvoir dire non dans un
travail.
VJ : Tout comme en Bretagne, il me semble qu’en Islande
vous défendez farouchement votre culture et votre patrimoine.
OP :Oui c’est vrai, mais c’est grâce à cela que nous
avons gagné notre autonomie.Notre langue a ainsi été préservée des influences
danoises.L’Islande a longtemps appartenu au Danemark.L’islandais descend du
norois, de la langue viking en fait et si la prononciation a changé, elle est
restée quasiment intacte.C’est au 18ieme et 19 ieme que quelques bonnes
volontés visionnaires ont eu le désir de tout écrire.Notre pays était le "scriptorium"
des royaumes scandinaves.Les textes racontaient notre histoire, notre
patrimoine, notre langue.Tout était écrit , même certains dialectes y
figuraient.On ne trouve pas cette même envie de préservation et de transmission
dans le reste de la scandinavie.
VJ : Et à présent,que prévois-tu ?Dans quelle voie
désires-tu avancer ?
OP :Et bien, mon Master, la traduction.Et puis la poésie, organiser des journées de rencontres et de lectures comme celle de Combourg ( voir mon article à ce sujet).Je le fais depuis des années en Islande, et l’année dernière des amis , Yann Le Rouzic et Gaël Morin m’avaient rejoint à Reykjavik, ainsi que Bernez Tangui ce qui fut un honneur pour moi!(c'est par ici).J’avais traduit des textes islandais en breton, en français et leurs textes à eux en islandais.Tout le monde participait, c’était une euphorie de paroles et de rimes,un moment très riche et très intense.Il y avait un merveilleux échange.Alors j’aimerai continuer, et pourquoi pas créer une association, un cercle de poètes islandais et bretons.Pour le reste, l’avenir est incertain, il mieux vivre au jour le jour de manière passionnée.La vie se chargera de la suite…

Je n'avais pas vu la journée passer.C'était un dépaysement total, là, à Rennes.
C'est en nous dirigeant vers le centre ville que je lui ai demandé la signification de son prénom.Avec un léger sourire elle me répondit:
"Olöf signifie la survivante,l'héritière,la passeuse de patrimoine"
Voici les deux liens pour la découvrir davantage.
Enezenn
et
Ingivaldur
06 juillet 2008
Capucine

04 juillet 2008
Le temps change..

01 juillet 2008
Blue dot

Il est là mon bel oiseau, enfin il se pose dans mon air
Poudré bleuté de plumes, mon aradoré
Je le regarde se poser au dessus des terres
Silence et dors, adieu mes peurs d'orée
Araché et mélitée de son espacé
Devant moi il se courbe et prend la pause
D'un chevalier ailé , d'un amour zélé
Sa lumière innonde tout d'un halo moiré
Photo :Sophie Melchiore-Merrien
29 juin 2008
Autopulver
Vidéo bizarre et pas terrible je le conçois..mais c'est dimanche soir,et je viens de passer 24 h sans sommeil..Alors j'ai le droit de basculer dans la vieillerie!! Autopulver, un groupe norvégien qui n'existe plus et que j'aime beaucoup beaucoup .... "If i get too deep" version soft et rock..
suivi d'un autre morceau du même groupe, vidéo amateur cette fois-ci..C'est juste pour les images de Norvège,le froid déhors, le chaud dans la voiture...j'y suis déjà....Hummm. ( soupirs béats)..souvenirs.




