18 juin 2008
Martha Jane Cannary, la plus célèbre des "calamity"

Calamity Jane, 1895
Martha Jane Cannary nait un 1er mai 1856 à Princeton, dans le Missoury.Elle est l'aînée de 6 enfants.Deux frères et trois soeurs tous nés du mariage de Robert.W et Charlotte Cannary, une famille de mormons.
En 1860 ils vivent tous à Ravanna, dans la contrée de Mercer, Missouri.Son père est un prédicateur qui pense pouvoir venir à bout des indiens "à coups de Bible et de sermons".
Raconter son histoire n'est pas forcément une chose aisée, tant miss Calamity avait la fâcheuse habitude de fabuler sur sa vie.A cela, il faut ajouter les nombreuses versions rapportées.Il semblerait même qu'elle finissait par croire toutes les histoires colportées à son sujet en les narrant à son tour, tout comme si elle les avait vraiment vécues.
De plus, elle bouge beaucoup tout au long de sa vie, semée de pérégrinations.Voici une carte des USA afin de mieux la suivre.Il ne sera pas alors difficile d'imaginer à quel point elle a pu vadrouiller à travers les plaines et les vallées.. Entre chaque état, le voyage pouvait durer des mois.

J'ai volontairement éliminé quelques chapitres, car, comme je l'ai dit plus haut, Martha n'était pas un modèle de stabilité.Mais une vie tranquille n'a jamais fait une légende n'est-ce pas?
En 1869 robert Cannary emmène toute sa petite famille vivre à Virginia City, dans le Montana.En chemain, Charlotte meurt d'une pneumonie à Black Foot.Au printemps de la même année, la petite colonie déménage en Utah et se fixent pour un temps à Salt Lake City où ils resteront 1 an mais robert décède à son tour en 1871.
Martha se retrouve à la tête de sa fratrie à 15 ans et décide de partir en convoi de chariots à fort bridger dans le Wyoming.De là, ils empreintent le chemin de fer ( l'Union Pacific railway) jusque Piedmont .Là, Martha fait toutes sortes de petits boulots pour subvenir aux besoins de ses frères et soeurs:plongeuse, nounou,serveuse, cuisinière, et même entraineuse ou bien conductrice de troupeaux de bétail.

En 1874, elle trouve un travail d'éclaireur à Fort Russel au service de l'armée américaine.Beaucoup de témoignages de cette époque la décrivent comme très attirante, une jolie sauvage aux yeux noirs.Martha avait reçu peu d'éducation scolaire mais néanmoins, elle avait une certaine culture littéraire et s'exprimait très bien.
Selon sa biographie, elle avait rejoint le général Custer mais beaucoup d'historiens s'accordent à dire qu'elle inventait des évènements ou tout au moins, les brodait comme elle l'entendait.
En effet, rien ne prouve que Custer ne soit jamais allé à Fort Russel, en tout cas, il ne demeure aucune trace.Selon une autre source,elle aurait plutôt travaillé avec le général George Crook à Fort Fellirman dans le Wyoming.
Une chose est certaine pourtant, chose qu'elle relate dans ses mémoires.
" Jusqu'à ce moment là, j'avais toujours porté des vêtements de femme.Quand j'ai rejoint Custer,je me suis mise à m'habiller avec des uniformes de soldat.Au début,c'était étrange mais très vite, je me suis sentie très à l'aise habillée en homme".
Elle fût bientôt très réputée pour ses facilités à pister les indiens,ses habilités au tir ainsi que ses grandes facilités à monter à cheval, y compris les plus récalcitrants qu'elle dresse avec une aisance confondante.
Elle participe ainsi à plusieurs campagnes menées contre les indiens.
Elle fut la première femme blanche à pénétrer dans les Black Hills , territoire du Dakota du Sud contrôlé par les Sioux.Ceux-ci, ainsi que les Cheyennes la surnomment le "Diable Blanc" tant elle est téméraire, ose entrer dans leurs camps et entamer des pourparlers.
Certains racontaient qu'elle avait obtenu son surnom de Calamity Jane en raison de son caractère quelque peu rebel à l'égart des hommes ,la façon qu'elle a de boire avec eux mais aussi de se battre comme un homme dans les saloons.
Mais d'après elle, c'est une autre histoire.C'est durant cette période de "scout" (éclaireur) qu'elle aurait pris part à une mission militaire de plusieurs jours dans le Wyoming.En 1872, elle aura volé au secours d'un de ses supérieurs, le Capitaine Egan.Il aurait été pris en embuscade par des indiens non loin de Sheridan, dans une région du Wyoming du nom de Goose Creek.Plusieurs soldats furent blessés ou même tués.
Egan , blessé était sur le point de tomber de cheval quand elle galopa vers lui, le rattrapa et le hissa sur son cheval.Elle l'aurait ramené au Fort et une fois guéri, il lui aura dit "Je vous baptise Calamity Jane, l'héroïne des plaines".

A le même période un fait fut ramené, et celui là, était bel et bien vrai.Son détachement avait été envoyé à Big Horn River sous les ordres du général Crook qui s'était retrouvé en de facheuses postures, entouré d'indiens avec ses hommes.Elle avait traversé la rivière Platte à la nage avec son cheval, et galopé sur 145 km pour les sauver, trempée et galcée.A la suite de cette aventure,elle tomba très malade.Après quelques jours de convalescence, elle partit à cheval jusque Fort Laramie, et plus tard, en juillet 1876 joignit une caravane de diligences et de chariots qui faisait route vers le nord.C'est là qu'elle fit la rencontre de Bill Hickok dit "Wild Bill" et non pas plus tard comme elle le disait.

Le convoi se dirigeait vers les Black Hills, à Deadwood dans le Dakota du Sud.
Martha s'y installa et devint amie avec une certaine Dora Du Fran, la mère maquerelle du bordel de la ville.
Très vite, elle développa une sorte de fascination pour Bill, une sorte d'admiration mêlée d'obsession. Quand il se fit tuer en août 1876 d'une balle dans la tête dans un saloon de Deadwood lors d'une partie de poker, elle déclara qu'elle était en fait mariée avec lui et bien des années plus tard que sa fille Jane, était de lui.Encore une fois, aucun document ne le prouve, pas même la relation amoureuse qu'ils auraient eue ensemble.Elle se serait également lancée à la poursuite de Jack Mc Call, l'assassin de Bill, qu'elle aurait rattrappé capturé et qui se serait...échappé... puis repris par la justice, et pendu.
Note : - Bien plus tard,en 1941 les services sociaux américains vinrent en aide à une certaine Jane Hickock Burkhardt McCormick qui déclarait être la fille légale de martha Jane Cannary et James Butler Wickock après en avoir présenté la preuve : un acte de mariage ayant eu lieu à Benson's Landing, dans le Montana le 25 septembre 1873.Ce document était écrit sur une bible, signé de deux pasteurs et de plusieurs témoins.Ceci fut rejeté par les descendants de la famille Hickock, en effet, il était impossible que Jane ait vu le jour en 1873 et pour cause.... -
Elle quitte la ville en 1877, alternant les missions militaires,les troupeaux de bétail à travers le Wyoming, la Californie et l'Oregon.
En 1885 à El Paso,elle rencontre un Texan,Charlie Burke et l'épouse espérant ainsi pouvoir se poser.Deux ans plus tard, elle accouche de Jane, sa fille.Ils se mettent à voyager de ville en ville pour retourner à deadwood, 17 ans après le départ de Martha.Elle retrouve ses anciens amis qui veulent écrire son histoire, et la mettre en scène.
Son mari la quitte et elle se fait engager au Musée de Minneapolis en 1896.Elle participa à,plusieurs spectacles traitant du mythe de l'Ouest.
Les dernières années de Martha furent emplies de remords , de mélancolie et de regrets.Son passé semblait la rattraper ainsi que l'existence de sa fille dont elle ne s'était jamais occupée.Elle allait même jusqu'à participer à des spectacles pas très valorisants dans lesquels elle jouait le rôle d'une sorte de cow-girl justicière et tueuse d'indiens, arrivant au galop, lancant son Stetson en l'air pour tirer dessus....
En 1893 par exemple, elle joua dans le Buffalo Bill's Wild West Show.Elle était alors dépressive ,devenait aveugle et sombrait dans l'alcoolisme.

Au début 1900, Martha retourna dans les Black Hills et travailla comme cuisinière et lingère dans le bordel de Madame Dora DuFran.Elle mourut d'une pneumonie, chez un de ses amis, Will Lull le 1er août 1903 ."Elle est partie dans un cri de souffrance".
Dans ses affaires, on retrouva un tas de lettres qu'elle avait écrites à sa fille, Jane, pendant 25 ans sans jamais les avoir jamais expédiées.Elle fut enterrée selon son souhait aux côtés de Bill Hickock dans le cimetière de Mont Moriah, à Deadwood.Elle repose en paix avec "le seul homme que j'ai jamais aimé".
Les lettres de Martha furent données à Jane, à la mort de sa mère.La dernière date de 1902 :"Je suis malade, et je n'ai plus longtemps à vivre.J'emporte de nombreux secrets avec moi Janey.Ce que je suis, et ce que j'aurai pû être".

"Lettres à sa fille "par Calamity Jane
"Calamity Jane" par Hortense Dufour - Biographie
28 avril 2008
Collectrice de mémoires
Parce qu'elle a de la suite dans les idées, que j'ai trouvé son histoire très intéressante, exemplaire et motivante, j'ai décidé d'écrire quelques lignes sur Nathalie LE BELLEC, "collectrice de mémoires".
C'est dans un article paru dans le Ouest France du mois de mars dernier que j'ai découvert le parcours de cette jeune rennaise.Rmiste, Nathalie n'a pas hésité à se lancer dans l'aventure de la création d'entreprise en utilisant ses atouts et ses connaissances.
Elle a eu l'idée de créer un site via lequel elle propose ses services : récolter les mémoires particuliers et en faire un petit document.
"Je propose de collectionner les mémoires des gens, des lieux, des quartiers, des monuments.Faire le lien entre le passé et le présent, et laisser une empreinte physique des histoires personnelles ou familiales sous forme de documents sonores ou écrits".
Pour ce faire, elle a bénéficié de l'aide de l'Association pour le droit à l'initiative économique ( ADIE).Une structure permettant l'obtention d'un microcrédit d'un montant allant jusqu'à 5000 euros.Elle a de plus reçu une aide du Conseil Général de 1500 euros, ainsi qu'un crédit supplémentaire de 1500 euros à 0% par l'Eden (lien en fin d'article).
Ce fut une chance car Nathalie voulait vraiment créer sa petite entreprise :" L'idée m'a trotté dans la tête mais comment faire lorsque l'on est au RMI?Ce n'est même pas la peine d'aller voir les banques, puisque je ne peux pas demander de crédits".
Alors bien sûr, il faut une idée de départ, de la motivation et ne pas se poser de questions.Mais tenant compte de la conjoncture actuelle, je suis de plus en plus persuadée que la mise en place de projets personnels est l'une des meilleures solutions pour s'en sortir et s'épanouir dans un travail.
Chacun de nous sera tôt ou tard amené à changer plusieurs fois d'emploi, de métier ou de voie.
Je suis admirative de ceux qui se donnent les moyens, faisant fi de toute peur ou structure classique.
Il faut également citer ces organismes qui sont là pour justement permettre à chacun de voir ses idées aboutir et se concrétiser.
Et si l'accomplissement de soi et le bonheur se trouvaient tout simplement dans notre tête? De quoi donner de l'espoir et de la force à ceux qui ont du mal à sortir d'un système pas vraiment efficace ni valorisant!

Voilà son site sur lequel vous pourrez retrouver l'article en entier et en savoir plus sur son travail.A méditer pour trouver ou retrouver l'inspiration !




